Un souvenir d'été

     Le corps a ses mémoires 

Que l'esprit essaie d'effacer.

Hier, sans vouloir y croire, 

Les souvenirs se sont réveillés. 


Il y a quelques années, 

Une nuit de fin d'été, 

Nos lèvres se sont touchées, 

Nos corps habillés se sont aimantés. 


Je me souviens de la ferveur,

De ce désir trop longtemps retenu, 

Et de tes mains empli de douceur, 

Qui ont évincé toute déconvenue.


Un baiser volé, 

Longtemps fantasmé, 

Des mois sans vraiment se chercher, 

Quelques tentatives échouées.


Doit-on laisser les vieux livres fermés, 

Ou bien les dépoussiérer avec l'espoir de raviver,

Une passion qui n'a pas pu exister,

Au risque de tout abîmer ? 


Commentaires

Articles les plus consultés